Le Lot se déguste lentement pour ceux qui savent prendre leur temps

Oui, on le sait : quand on pense au Lot, on pense à Rocamadour, à Saint-Cirq- Lapopie, à la grotte de Pech Merle, au gouffre de Padirac ou encore au chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Et vous avez bien raison — ces pépites valent chaque détour, chaque “waouh”, chaque photo pour Instagram.
Mais après avoir coché les “ incontournables” du guide, pourquoi ne pas ralentir, souffler… et vous perdre, volontairement ?
La Vallée du Lot et du Vignoble de Cahors, c'est un petit coin de paradis. Les cartes postales l’oublient parfois, mais les voyageurs curieux n’oublieront jamais leur séjour dans le nord du Quercy. Ici, on échange les files de touristes contre des chemins bordés de murets en pierre, les foules contre des marchés de producteurs où l’accent a autant de saveur que le fromage de chèvre, ce petit cabécou qui – une fois étiqueté - devient le Rocamadour AOC.
Imaginez : une sieste à l’ombre d’un chêne centenaire, les pieds encore mouillés de votre baignade dans le Lot, un verre de Malbec à la main, et pour seul bruit, celui des oiseaux, des grillons ou même des cigales (celles-ci sont remontées de Méditerranée et colonisent désormais nos contrées). « On dirait le sud » chantait bien justement Nino Ferrer. Ajoutez une randonnée dans les vignes au lever ou au coucher du soleil, une virée en canoë à la fraîche ou une rencontre impromptue avec un vigneron passionné qui vous raconte sa vie… entre deux gorgées.
Ce Lot-là ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il séduit doucement, au rythme du fleuve et des vieilles pierres. Et c’est ce qui le rend inoubliable. Alors, prêts à troquer les chemins battus pour les chemins buissonniers ?